1.La sortie en tension

        Pour obtenir l'évolution de la tension, il suffit de multiplier les nombres entiers (contenus dans l'EEPROM du BasicStamp) par 5/256.

        Sachant que la fréquence de mesure est de 208 mesures/seconde, il est facile de "remonter" jusqu'au temps en secondes..

      Analyse des résultats:

      La tension évolue entre 1.2V et 3.4V. Ce 3.4V correspond à la tension de saturation des AOP utilisés dans le conditionneur. En effet, il s'agit des bons vieux LM324 alimentés en 0,+5V...

      La ligne horizontale bleue correspond à la tension de sortie pour une accélération nulle.

      On remarque une "discontinuité" du signal à t=7,5s. Elle correspond au "dépotage" des propulseurs.

      Si on regarde l'allure de la courbe, il semble bien qu'on est sur la bonne voie......

    2.La sortie en accélération

      Pour obtenir l'évolution de l'accélération, il faut prendre en compte que:

        Pour une accélération nulle, la tension de sortie u0 vaut 2.89V

        La sensibilté de l'ensemble-capteur est de 0.125V par g (10m/s²)

        L'accélération est donnée par la formule:     

      Analyse des résultats:

      L'accélération maximum est de 137 m/s², mais la courbe est fortement bruitéé, en particulier lors de l'impulsion initiale due à la pous- sée des propulseurs.

      2 méthodes de filtrage ont été envisagées:

       Une élimination pure et simple du bruit par un filtrage dit "à moyenne locale"

       Une Analyse de Fourier qui aurait pour objet de déterminer si le "bruit" correspond à la vibration propre de l'accéléromètre.

    3.Filtrage à moyenne locale

      Analyse des résultats:

      L'accélération maximum est maintenant de 129 m/s². La forme de la courbe reprend bien la forme de la courbe théorique.

      A t=0,13s environ, on notera un "accident" par rapport à l'évolution prévue. Cela correspond à un choc d'une aillette de la fusée sur une barre supérieure de la rampe: une trace probable de ce choc a été effectivement relevée sur une ailette après récupération de la fusée

      Par contre, ce qui est inquiétant c'est la valeur moyenne de l'accélération de l'engin entre t=2s et t=7s. Elle vaut environ -3g, alors que l'engin n'est plus soumis qu'à la pesanteur et qu'elle devrait valoir -1g. Il est probable que cette anomalie provient d'un desétalonnage de la chaîne de mesure pendant le vol.

      D'ailleurs, après le vol, la tension u0 ne valait que 2,68V ????

      Cette anomalie peut avoir plusieurs causes:

          La masse M étant constituée d'un empilage de rondelles de 20 grammes, il a pu se déformer sous l'action d'un choc ...

          La lame élastique a pu subir une déformation plastique sous l'action d'un choc...

         Autre raison???

    4.Analyse fréquentielle

      Après décomposition en série de Fourier (Merci MathCad6.0), on obtient l'amplitude des composantes en fonction de leur pulsation:

       On note,(comme prévu) une composante continue importante...

       On observe un "ventre" autour de 400rad/s qui mériterait d'être zoomé...

       La pulsation centrale du "ventre" se trouve à 410rad/sec. Cela correspond à une fréquence de 65.3 Hz, résultat à rapprocher des 104,33Hz prévu par le calcul théorique ???

       La différence entre ces 2 valeurs est sans doute due au manque de performance du modèle mathématique utilisé.

       Un modèle mathématique plus performant permettra sans doute d'expliquer cette anomalie...

    Il ne nous reste plus qu'à superposer les courbes théoriques et expérimentales

        (C)1997 J.Henrion, Lycée Oehmichen,Châlons en Champagne,51000 (e-mail Joel.Henrion@wanadoo.fr)